Un chef d'entreprise se demande si il a besoin d'un rédacteur freelance

Portrait robot de la rédactrice et du rédacteur web freelance : les résultats

Cet été, nous avions lancé un grand sondage auprès de la communauté des rédacteurs web freelance. 161 personnes ont eu la gentillesse de répondre à cette enquête que nous avons voulu la plus exhaustive possible. Avant de vous dévoiler les résultats complets, nous avons dressé le portrait robot du rédacteur web freelance ou plutôt de la rédactrice. Puisque, même si le métier se masculinise un peu, les femmes y restent majoritaires. 

Retrouvez tous les résultats de notre enquête 2019 sur les rédacteurs web freelance.

Le portrait robot du rédacteur web freelance

  1. Le rédacteur web est majoritairement une femme entre 25 et 35 ans. Elle vit en Auvergne-Rhône-Alpes et a débuté son activité en freelance depuis moins d’un an.
  2. Elle exerce cette activité à plein temps et possède un niveau d’études supérieures élevé BAC +5 ou équivalent.
  3. Sa formation initiale se situe dans le domaine des lettres, langues et sciences humaines. Elle est plutôt autodidacte mais souhaiterait se former davantage en SEO, copywriting et – dans une moindre mesure – en création de blog monétisable. 
  4. Cette rédactrice web est plutôt généraliste et possède des compétences en référencement naturel qu’elle a également acquises en autodidacte.
  5. Elle facture ses prestations au mot à hauteur de 5 à 10 centimes du mot. Elle juge que ses tarifs ne sont pas assez élevés, avant tout faute de clients acceptant de payer davantage.
  6. Son revenu net mensuel moyen se situe entre 500 et 1 000 euros. Elle considère donc qu’elle ne gagne pas suffisamment sa vie avec ce métier. Avant tout parce qu’elle a du mal à trouver des clients et qu’elle considère qu’elle rédige trop lentement.
  7. Elle travaille plutôt sur les plateformes de rédaction web et avec des clients directs. Elle ne se déplace pas chez ses clients. Elle rédige surtout pour des agence web ou de webmarketing et des PME/TPE.
  8. Le délai moyen de paiement de ses missions est immédiat à l’émission de la facture à l’ordre du client. Elle ne réalise quasiment que des missions de rédaction web avec parfois de l’intégration de contenu.
  9. Ses missions durent en moyenne de quelques jours à quelques semaines. Mais elle a quelques clients récurrents avec lesquels elle travaille depuis plus longtemps.
  10. Au niveau de la gestion de projet elle travaille surtout avec Gmail ou équivalent et Trello.

Les résultats de l’enquête sur la rédaction web freelance

Nous vous livrons ici quelques extraits du Data Studio qui recèle l’ensemble des résultats chiffrés de l’enquête.

Profil

répartition par âge rédacteur web freelance

La grande majorité des rédacteurs web freelance de notre enquête ont entre 25 et 45 ans. On note une part de plus de 55 ans et de moins de 25 ans d’environ 6%.

 

Ancienneté dans le métier et exercice à temps plein ou temps partiel

rédacteur web freelance à plein temps ou non

La plupart des professionnels interrogés sont freelance à temps plein (près de 70%). Les raisons de l’exercice à temps partiel sont multiples :

  • Salariat à plein temps ou à temps partiel
  • Volonté de conserver du temps pour d’autres activités
  • Education des enfants
  • Une petite part des répondants sont même des retraités qui exercent cette profession en complément.

 

Etudes

niveau d'études du rédacteur web freelance

Plus de 80% des rédacteurs web freelance sont diplômés de l’enseignement supérieur. 36% ont même suivi des études longues, de niveau bac +5. Moins de 2% n’a pas le baccalauréat.

Tarifs

tarif au mot rédacteur web freelance

La majorité des rédacteurs web freelance (43%) pratique des tarifs entre 5 et 10 centimes du mot. Soit 50 à 100 euros pour un article de 1 000 mots. La plupart considèrent que ces tarifs ne sont pas assez élevés. Les raisons ? La difficulté à trouver des clients qui acceptent de payer davantage et le sentiment d’inexpérience qu’éprouvent certains rédacteurs.

 

Revenu

revenu rédacteur web freelance

Plus de 50% des rédacteurs ne gagnent pas convenablement leur vie avec la rédaction web (revenus nets inférieurs au SMIC). Ce résultat tient aussi au fait que 42% des sondés ont peu d’expérience (moins d’un an d’exercice) et qu’ils n’ont pas tous eu le temps ni les opportunités de trouver des clients directs plus rémunérateurs que les plateformes de rédaction web. Point positif ? Près de 25% gagnent plus de 1 500 euros.

Clients

typologie de clients des rédacteurs web freelance

La majorité des répondants (30%) travaillent sur plateforme et avec des clients directs et le même pourcentage exclusivement avec des clients directs. On observe une grosse proportion de freelance qui rédigent en sous-traitance pour des agences de rédaction ou de webmarketing : 29% environ. Près de 10% ne travaillent que sur plateforme, un phénomène assez fréquent lorsque l’on débute.

Missions

missions rédacteur web freelance

Loin de ne remplir que des missions de rédaction, le rédacteur web freelance effectue également des tâches d’intégration de contenu (20%), de copywriting (15%), de conseil éditorial (12%) ou de community management (9%). Peu d’entre eux dispensent des formations de rédaction web. Une dernière mission qui est plutôt l’apanage de rédacteurs web expérimentés exerçant depuis cinq ans et plus.

Retrouvez tous les résultats de notre enquête 2019 sur les rédacteurs web freelance.

Quels enseignements tirer de cette enquête sur la rédaction web freelance ?

Même si notre but était d’offrir un panorama le plus juste possible du métier de rédacteur web freelance, ces résultats sont forcément partiels. Ils sont le reflet d’une certaine réalité du métier. Plusieurs enseignements émergent de cette enquête :

  1. Les rédacteurs web freelance ne sont globalement pas assez rémunérés. Le phénomène de la rédaction sur les plateformes où la rémunération est très basse n’y est pas pour rien. Mais on observe aussi que certains rédacteurs ne travaillant qu’avec des clients directs ne sont pas forcément mieux payés. Un travail d’éducation du client est donc à mener. Oui la rédaction web est un investissement indispensable pour une entreprise. Et non n’importe quelle personne ne peut pas produire un contenu de qualité, recelant des informations étayées et optimisé pour le SEO et les lecteurs.
  2. Beaucoup de freelance semblent ressentir le syndrome de l’imposteur. Ils se sentent trop peu expérimentés et sont demandeurs de formations pour élargir leur champ de compétences, notamment en SEO, en copywriting et en écriture de livres ou d’e-book. Ils cherchent à se diversifier pour attirer plus de clients et vivre décemment du fruit de leur travail.
  3. Un tiers des répondants environ avouent ne pas assez bien gagner leur vie pour des raisons de mauvaise organisation et un manque de productivité. Là aussi des formations et un accompagnement sont à inventer pour que les freelance se sentent moins livrés à eux-mêmes et puissent s’épanouir et faire grandir leur entreprise.

Ce ne sont ici que des pistes de réflexion. Le débat est ouvert 🙂 Nous souhaitons à tous les rédacteurs web freelance une excellente et fructueuse année 2020 placée sous le signe de l’écriture, de l’enrichissement personnel et de la joie.

 

 

5 commentaires sur “Portrait robot de la rédactrice et du rédacteur web freelance : les résultats

      1. Hello Marie,

        Alors, rapidement, quelques infos. J’ai 53 ans et je pratique ce métier de rédactrice depuis presque 11 ans. Et j’adore toujours autant. C’est mon seul job.
        Je me paye 2000€ net par mois, mais parfois, je ne les gagne pas… Mes revenus vont de 0 certains mois creux à 4000 ou 5000 certains mois bien remplis, donc je jongle toute l’année pour équilibrer. Je bosse parfois énormément, et à d’autres moments je glande comme une dingue, profitant de mon temps pour arpenter les musées, me balader, bouquiner, faire du sport…
        Je vis seule avec 3 ados à charge et un ex qui ne paye rien, j’ai donc impérativement besoin de gagner ma vie. C’est mon seul et unique boulot.
        Je ne facture jamais au mot. Parfois au texte, parfois à la mission, parfois à la tête du client 😉 Et je ne prends désormais que les missions et les clients qui m’intéressent.
        Je vis dans le Noooooord et j’ai juste mon bac en poche.
        Je fais du copywriting , du conseil éditorial et de la rédaction plus traditionnelle. Mais j’ai quasiment abandonné le community management qui ne m’amuse plus. Et j’évite autant que possible d’entrer dans les codes html : livraison des textes sous word et le client se débrouille.
        J’ai parfois des missions courtes, mais aussi des clients récurrents depuis des années.
        Je ne travaille pas avec les plateformes, sauf 2 micro-missions avec Malt.
        J’ai longtemps ressenti le syndrome de l’imposteur (je n’ai que mon bac en poche), mais passé la cinquantaine et après 10 ans d’expérience et de clients fidèles dans ce job, je commence à me dire que ce que je fais tient la route 😉
        En parallèle de la rédac pure, j’interviens en école (d’ingénieurs) depuis 3 ans pour des cours d’aisance rédactionnelle. C’est épuisant et chronophage, pas méga bien payé, mais passionnant.
        Je ne fais jamais de commercial, ce qui explique aussi mes mois creux. Je croise les doigts et j’attends que « ça tombe » 😉 Parfois ça fonctionne, parfois non…
        Je suis toujours en auto-entreprise depuis le départ. Parfois quelques missions en portage.
        J’aime toujours autant ce que je fais et je me permets de sélectionner les missions qui me plaisent.
        Mais tout n’est pas rose. Je gagne – en travaillant autant – moins qu’il y a 5 ans. Les prix sont de plus en plus tirés par la concurrence, notamment les jeunes qui sous-facturent leurs prestations. Et je veille à bien sélectionner mes clients par le réseau pour éviter les clients toxiques qui te font perdre un temps fou sans rapporter un rond ou qui sont trop casse-bonbons…
        Je bosse souvent de chez moi. Et dans des bureaux partagés avec d’autres free rencontrés en coworking.
        Je ne me vois pas faire un autre job…

        Voilà !
        J’espère que j’ai bien répondu à tes attentes !
        Mon site (pas du tout à jour…) : http://www.redactiv-nord.fr/

  1. Étant rédactrice web en ME depuis bientôt un an je me retrouve dans de nombreux points. Ça fait beaucoup de bien de voir que les difficultés qui peuvent être rencontrées au quotidien sont partagées par d’autres membres de la profession de même profil.

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